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C’est le paradoxe de la mondialisation. Alors que les manchettes de la presse économique ne parlent que d’OPA et de fusions entre géants, jamais les très petites entreprises n’ont vu s’ouvrir à elles autant de perspectives. Après le marché unique et l’euro, le Web offre aujourd’hui aux TPE (les entreprises de 10 salariés ou moins) la possibilité de mettre leurs savoir-faire, produits ou services d’un coup sur le marché mondial. Car l’avenir est moins à la production qu’à la qualité et à la spécificité, aux produits de niche, de luxe ou très pointus, les créneaux de prédilection des TPE. Les performances à l’export des entreprises de 10 salariés ou moins deviennent telles que le Centre français du commerce extérieur (CFCE) s’est doté, il y a un an, d’une mission Artisanat-TPE, qui a entrepris leur dénombrement. Cette montée en puissance doit beaucoup à Internet. En abolissant les distances, le Web permet d’être présent partout à moindre coût. La richesse des informations disponibles sur la Toile favorise de son côté la connaissance des marchés les plus lointains ou difficiles d’accès.
La mondialisation n’est pas qu’une menace pour les TPE : c’est aussi une formidable opportunité de trouver de nouveaux réservoirs de croissance. Pourtant, elles sont encore beaucoup trop timorées sur les marchés mondiaux. La France devrait avoir deux fois plus d’entreprises exportatrices, c’est-à-dire 200 000 au lieu de 100 000, pour rester dans la course internationale. Selon une étude réalisée par la Sofres fin 2004, seulement 4 % des entreprises ont un projet export à moyen terme, 22 % sont conscientes des opportunités qui s'offrent à elles mais n'ont pas de projet précis... et 74 % ne se sentent tout bonnement pas concernées ! Dommage, car l'international représente un réservoir de croissance considérable pour les entreprises autant que pour l'économie française : 1 milliard d'euros d'exportation représente 15 000 emplois en France.
Il appartient donc aux entrepreneurs, et en particulier aux TPE, de se lancer à l’international. Mais où exporter ? Le marché unique européen compte près de 450 millions de consommateurs. De quoi vendre de nombreux produits ou services. L’un des premiers axe de développement passe par les pays de l’est. La Pologne, par exemple, est un Etat de 39 millions d’habitants le plus grand, et de loin, des dix nouveaux pays membres. Les entreprises françaises ne s’y sont pas trompées et sont massivement présentes : La France est depuis 2000 le premier investisseur en Pologne avec 13 milliards d’euros d’investissements. Pour les TPE souhaitant sortir de l’UE, l’Algérie offre d’innombrables possibilités : la quasi-totalité des secteurs de l’économie algérienne ne demandent qu’à échanger et accueillir des partenariats.
Les TPE ont d’abord besoin d’argent. Des subventions existent à divers échelons, qui permettent l’établissement d’une stratégie internationale, le recrutement de cadres spécialisés et la participation à des salons internationaux. Les TPE ont surtout besoin de conseils ciblés pour élaborer une stratégie de développement international et d’un diagnostic de leurs forces et faiblesses avant de se lancer. Pour s'orienter dans ce maquis, suivez le guide...
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