Dans les territoires, le développement économique est contrarié par les délocalisations. L’implantation d’entreprises industrielles créant plusieurs dizaines d’emplois n’existe quasiment plus en France.
Pour les collectivités, il faut penser à d’autres formes de soutien à l’économie locale. Dans le même temps, en milieu rural ou urbain, on voit de plus en plus de foyers qui ont des difficultés financières. Pour une famille en difficulté, quelques centaines d’Euros de plus par mois peuvent transformer une situation de « mal vivre » en une situation de vivre normalement. Dans ce cas le supplément de revenu n’est pas épargné mais directement réinjecté dans l’économie locale pour améliorer le quotidien de la dite famille.
La micro-activité de proximité peut générer ce type de complément de revenu. En effet chacun possède des savoirs-faire qu’il peut mettre en oeuvre ou transmettre. La première analyse à faire est d’identifier les compétences qui peuvent générer une valeur marchande. Ensuite il faudra trouver un statut juridique qui permettra la commercialisation de biens ou de services. Parmi les contraintes à prendre en compte, on ne pourra pas utiliser un statut qui impose des charges fixes trop importantes pour le faible chiffre d’affaires généré. Lorsque c’est possible les droits d’auteurs et le statut d’artiste libre permettent une souplesse que la plupart des statuts d’entreprises n’autorise pas.
Du coté de la commercialisation, l’enjeu est le même, le coût doit être très faible. C’est là qu’Internet intervient. En effet le web reste un moyen efficace pour se faire connaître à des coûts très faibles voire nuls. Il existe des offres pour faire un site gratuitement. Il existe aussi des sites qui proposent la mise en vente de produits à des coûts très faibles. Cette façon de revoir le développement économique s’appuie sur des modèles de micro-activités qui deviennent viables grâce à Internet mais aussi sur des modèles qui sont à créer.
La démarche Internet de ces activités à complément de revenu est expérimentale. En effet, sans moyens financiers, les sites sont réalisés par des personnes autodidactes. Dans ce cas, les résultats viennent petit à petit et il n’est pas rare d’attendre 2 à 3 ans avant de réaliser une part significative de revenu grâce à son site web. Il y a donc un besoin d’accompagnement pour impulser ces micro-activités. Certaines d’entre-elles deviendront des entreprises employant des salariés. Ce nouveau créneau du développement économique peut se traduire par l’accompagnement de ces micro-activités sur Internet pour leur permettre de gagner du temps et de l’efficacité.