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Le coaching dit s'être inspiré de la maïeutique Socratique pour l'appliquer dans le conseil à l'individu ou aux équipes. Il a surtout recours à diverses méthodes qui ont un tout autre fonctionnement: pnl, analyse transactionnelle et autres outils de thérapie « brève » apportent des réponses. La philosophie peut plutôt dissoudre les questions. La réponse appartient à chacun, elle vient quand la question a été suffisamment auscultée.
Son action dépasse de beaucoup le simple champ de l'introspection: elle clarifie les discours, affûte l'esprit critique, envisage les possibles. Le discours universitaire a fait de la philosophie une vieille dame respectable et un peu folle, dont le sabir n'est compréhensible qu'entre spécialistes rompus au jargon qu'elle utilise. Il reste autre chose qu'un logos stérile, désacralisé: un art de la question et de la réflexion. La réflexion vient aussi de l'interlocuteur qui offre un miroir aux opinions, aux idées: il les déplie; en expose les méandres et n'a pas à juger mais montrer.
Je défend l'idée d'un art de l'épuration qui rend à la décision à prendre et à la situation à laquelle elle s'articule sa simplicité ou sa complexité. Par le mot « art », j'entends souligner qu'il ne suffit pas de multiplier les questions, encore faut-il comprendre les réponses. Trop souvent, les fausses évidences nous égarent. Volontairement ou non. Là encore, il y a à apprendre: pourquoi voulons-nous nous égarer? L'interlocuteur qui ne partage pas nos pseudo-évidences privées met le doigt sur ces sauts dans notre argumentation. Il ne vient pas pour définir si nous avons tort ou raison, il vient essayer de comprendre. Et par cela, il est en position de nous faire comprendre. Il voit notre position, nous demande pourquoi celle-ci et envisage les autres possibles.
Pour autant, il n'est pas là pour nous enfermer dans un questionnement sans fin. Il est là pour nous accompagner jusqu'à une décision concrète. Sa pertinence se traduit par son efficacité.
Bien sûr, cette méthode s'appuie sur un présupposé: la probité et la bonne volonté de celui l'utilise.
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