CyberPro
Contacts
Rejoignez-nous
 | 
 | 
Rechercher
Plan du site
  CYBERPRO - A partir de quelle fréquence mes relances auprès de mes débiteurs peuvent-elles être considérées comme du harcèlement ?

Hotline / Avis d'experts / Droit commercial

Rechercher sur CyberPro.fr


 
 Droit commercial 

Avis n°329

A partir de quelle fréquence mes relances auprès de mes débiteurs peuvent-elles être considérées comme du harcèlement ? (*)

la réponse d'un expert
mis en ligne le 01/03/2009

 
Les violences visées par l'article 309, alinéa 2, du Code pénal comprennent celles qui, sans atteindre matériellement les personnes, ni leur causer une incapacité, sont cependant « de nature à les impressionner vivement ».

Un harcèlement téléphonique peut, sur le plan pénal, être constitutif de « violences et voies de fait » assimilables à des coups et violences volontaires :

- lorsqu'il est malveillant, ce qui n'est pas le cas s'il s'agit simplement d'obtenir, sans agressivité, le paiement d'une créance certaine, liquide et exigible demeurée impayée (sous réserve de la moralité de la cause : exclusion, par exemple, des dettes de jeu),
- et/ou lorsque sa répétition et les termes employés sont tels que les appels répétés sont « de nature à impressionner leurs destinataires » (V. par ex., dans un cas similaire, pour une multiplicité de courriers agressifs : Cass. Crim., 13 octobre 1992, pourvoi n° 91-86569).

Il est très rare, par conséquent, que des relances effectuées par un créancier ne caractérisent un harcèlement au sens du Code pénal.

Il peut cependant être considéré comme fautif et engager la responsabilité civile du créancier et/ou de son mandataire si les méthodes employées sont trop brutales.

De manière générale, pas de seuil défini par la loi ou la jurisprudence : ni la loi, ni la jurisprudence ne donne de seuil précis à partir duquel l’envoi de relances par téléphone commence à devenir du harcèlement téléphonique.

En général, il convient toujours de laisser un délai raisonnable entre chaque relance, permettant au débiteur de prendre des dispositions (délai de quinzaine par exemple).

Mais la fréquence n’est pas le seul critère : si de multiples relances sont adressées, mais que le ton, s’il devient plus ferme ne devient jamais agressif ou trop menaçant, le harcèlement téléphonique n’est pas caractérisé.

En pratique, il convient également d’adapter les relances à la personnalité du débiteur.

Les méthodes employées ne doivent être les mêmes à l’égard d’une entreprise, susceptible d’assurer sa défense (et de rectifier les éventuelles erreurs commises par le créancier lors de l’établissement de sa facture) dans et une personne physique, par exemple malade ou âgée, susceptible d’être impressionnée par une multiplicité de relances téléphoniques.

 

Pour contacter notre expert:

Email : infos@Cyberpro.fr
Web : http://www.virtualegis.com/

 
 En savoir plus sur Pascal ALIX

Réponse fournie à une question posée sur
La Hotline de l'Entrepreneur


Cet avis a été lu 3239 fois

Imprimer cette page 

Signaler cette page 

 
 Abonnez-vous aux annonces et soyez informés des nouveaux avis d'experts
 Posez votre question à nos experts

 
(*) Le texte de la question de l'internaute peut avoir été réécrit par nos soins dans un soucis de clareté et de confidentialité. L'expert a, quant à lui, répondu à la question originale telle qu'elle a été posée sur www.cyberpro.fr.

::

Accès personnel

Nom d'utilisateur

Mot de passe

 Se souvenir de moi

:: Mot de passe?

:: Créer un compte

::

Contrat Types

Un catalogue Complet de Contrat et lettre types issus de la pratique de professionnels

::

Compta Plus

Confiez votre Tenue de comptabilité
à un de nos experts-comptables

::

Passez en SEL

Spécial MEDECINS
Passez en Société d'Exercice Libéral

::

Les Assurances

ActinBusiness